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Karine Léger, L’équilibre dans tous ses sens

Dans l’atelier, des photographies et de petits bouts de papier découpés, déchirés, s’accumulent sur son bureau de travail. Les nouvelles formes ainsi créées et minutieusement choisies pour leurs couleurs et leurs textures sont déplacées, replacées, échangées, assemblées, toujours en recherche d’équilibre. Des pinceaux et une palette de couleurs attendent patiemment que l’artiste termine ses croquis-collages avant d’entrer en scène sur l’immense toile blanche.

Ce processus, ce jeu de création permet à Karine Léger de jeter doucement les bases de son prochain tableau, sans rien brusquer. Elle ne s’arrête qu’à l’atteinte de ce précieux équilibre. Bien qu’elle ait choisi de fixer sa composition dans son cahier, elle se garde la liberté de s’en détacher en respectant la toile. C’est un processus lent qui lui convient et qu’elle respecte.

De la destruction renaissent des paysages. La superposition d’images et de couches d’acrylique en transparence font naître des formes géométriques qui rappellent des éléments de la nature. Abstraites mais évocatrices, ses compositions épurées laissent place à l’interprétation de celui qui les regarde. C’est ainsi qu’elle a donné naissance à deux séries inspirées de la nature : Le nom des montagnes et La forme du ciel.

Ses sources d’inspiration, Karine Léger les puise à même les grands espaces et les vastes étendues de neige. Les paysages nordiques l’ont profondément marquée. Elle a même vécu un temps dans le Grand Nord, auprès des Inuits, là où le temps s’arrête et où règnent le calme et le silence. Elle y était heureuse.

L’équilibre, c’est dans toutes les sphères de sa vie qu’elle le recherche. Son processus de création est d’ailleurs intimement lié à sa personnalité. Sa palette de couleurs la représente bien, elle qui apprécie la tranquilité, évite les endroits trop bruyants et les teintes criardes. C’est aussi son lien avec la nature et l’être humain. Elle apprécie l’aspect méditatif de l’application des textures par la répétition des gestes au son de la musique, ou encore dans le silence.

Le dessin a toujours fait partie sa vie. Enfant, elle passait des heures seule à dessiner. Après avoir entrepris des études en arts plastiques au cégep, elle a choisi le graphisme, qui lui permettra d’alterner travail, création et cours en atelier privé. En 2000, la peinture reprendra doucement ses droits dans la vie de Karine; elle multiplie les expositions collectives et en solo. En 2012, Olivier Gagnon de la galerie MX remarque son travail et la prend sous son aile. Sa carrière prend son envol et commence à susciter de l’intérêt sur le marché international. Cette année, on peut voir ses oeuvres à la galerie Lanoue Gallery de Boston.

C’est avec encore plus de maturité qu’elle aborde sa nouvelle série, en quelque sorte une continuité de La forme du ciel. Karine explore, provoque des rencontres et travaille en atelier avec d’autres artistes. Ces échanges riches en ressourcement, en questionnements et en bribes de réponses alimentent sa création et sa recherche d’équilibre. En 2015, Karine Léger participera à une exposition en duo avec lasculptrice Patricia Barrowman, du 15 mai au 7 juin à la galerie MX de Montréal.

galerieMX.com

Karine Léger, L’équilibre dans tous ses sens

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