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Intérieur d’artiste

« Depuis des années, mon mari et moi souhaitions habiter le Vieux-Montréal », confie Sylvie, célèbre femme d’affaires montréalaise, reconnue pour son parcours exceptionnel. Diplômée des HEC, elle aura été la plus jeune personne – et la première femme en Amérique du Nord – à opérer une concession automobile Lexus. Des concessions, elle en aura eu cinq avant de devenir la première femme présidente du Salon international de l’auto de Montréal en 1995. À l’aube de la cinquantaine, Sylvie décide de s’inscrire aux beauxarts de Boca Raton, en sculpture, art abstrait et modèle vivant. « J’ai choisi cette ville pour être proche de ma fille, qui y menait ses études. Par la suite, mon mari a privatisé et vendu une partie de son entreprise de logiciels, et nous avons quitté notre résidence de Rosemère pour nous installer ici, à l’Héritage du Vieux-Port, dont nous suivions l’évolution depuis un bout de temps. »

« Dès la première visite de ce condo, ce fut le coup de foudre. La vue était imprenable sur la ville et le fleuve. Je me suis alors donné six mois pour faire notre nouvelle demeure cet espace de 7 500 pieds carrés réparti sur cinq étages, et pour y installer mon atelier de peinture. » Il aura fallu un an au total pour que l’aménagement soit complété. « J’ai choisi les couleurs et les matériaux dans une optique de pérennité. Je ne voulais plus rénover chaque cinq ans, comme avant. » La salle à dîner, coiffée d’un plafond réfléchissant, lui est particulièrement chère. « En hiver, on y voit danser les flocons de neige, comme s’ils montaient vers le ciel. »

Lauréate d’un premier prix en peinture au concours du musée d’art de Boca Raton, cette maman survivante du cancer du sein a décidé de se consacrer à son art. Avec deux autres amies artistes, elle a publié un livre, Une chance qu’on s’a, de Jean-Pierre Ferland. Obéissant à son tempérament altruiste, elle s’est ensuite employée à réaliser un autre rêve : dans l’espace escalier de sa nouvelle demeure, celui d’aménager une galerie d’art privée qui court sur cinq étages. Baptisée Opus 3, cette initiative permet à des artistes émergents de se faire connaître. « Le succès a été instantané », confirme cette femme exceptionnelle, qui signe ses oeuvres Sylvia Dilore. « J’ai enfin créé un univers intemporel, loin des caprices de la mode. J’y ai comblé mon immense besoin de vivre dans un environnement propice à la création artistique. »

sylviadilore.com

opus3.ca

Photos: Adrien Williams

Intérieur d’artiste – e-mag

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