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Kartell, la maîtrise du plastique

Ponctuer un décor d’une touche d’originalité constitue la clé d’un aménagement réussi. Et dans un monde où l’on ne jure que par les matières nobles, un matériau inattendu comme le plastique peut faire tourner bien des têtes. La compagnie italienne Kartell explore ce créneau depuis sa création en 1949 par le chimiste Giulio Castelli. Avec l’aide de sa femme, Anna, il pousse toujours plus loin leur savoir-faire, au point de produire la première chaise entièrement en plastique, l’Universale de Joe Colombo au début des années 1960. Vers la fin du 20e siècle, son gendre Claudio Luti prend les commandes de la société et lui insuffle une énergie nouvelle; plus récemment, la fille de ce dernier, Lorenza, prend le relais pour assurer la pérennité de la marque.

C’est en 1998, avec la chaise Marie en polycarbonate de Philippe Starck, que débute cette épopée qui confère de la noblesse à ce matériau plutôt boudé par les fabricants de meubles. Résistant et transparent – ou coloré dans la masse –, le polycarbonate prend des formes inattendues quand il ondule, plisse ou pointe. On le confond parfois avec le cristal tellement il est raffiné. Il a été inspirant pour des designers de premier plan comme les frères Bouroullec, Patricia Urquiola et Marcel Wanders, entre autres. Aujourd’hui, l’entreprise offre autant des articles pour l’art de la table que des lampes, des objets décoratifs, des sacs à main ou des fragrances – dont on sait que le contenant est primordial. Rien ne semble arrêter la société dans sa maîtrise du plastique : le catalogue comprend des articles en polycarbonate, mais aussi en ABS, en polyéthylène et en technopolymère thermoplastique. Et ses façonnages par injection ou rotomoulage offrent une solidité à toute épreuve et un design d’une singularité absolue.

kartell.com

Photo : Tommaso Gesuato

Kartell, la maîtrise du plastique – e-mag

YUL