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Un nid qui surplombe la ville

Nouvellement installée à Montréal, une jeune citoyenne du monde cherchait un pied-à-terre qui siérait à ses inspirations et aspirations. C’est dans les hauteurs qu’elle le découvrit par un joli coup du destin.

Elle aime déjà Montréal, dont le dynamisme et le parfum d’Amérique l’ont séduite dès le premier séjour. Cet engouement l’amène à choisir sans hésitation la métropole québécoise pour ses études universitaires. Mais il faudra bien sûr trouver un endroit pour déposer les valises !

C’est au hasard d’une promenade dans le Vieux-Montréal que la jeune femme, habituée aux demeures européennes cossues, se découvre des envies de modernité. En compagnie de sa mère, elle se retrouve devant un bureau de vente que le destin a placé sur sa route. L’édifice est en construction; prenant leur courage à deux pieds – pas encore d’ascenseur ! – elles grimpent 19 étages pour découvrir un squelette de béton et de grandes ouvertures couvertes de bâches, qui cachent une vue exceptionnelle.

Pour créer l’espace lumineux, pratique et épuré qui se dessine déjà dans sa tête, les plans des promoteurs demandent à être revus. Par l’entremise d’un ami, qui deviendra un précieux collaborateur pendant la construction et la décoration de l’appartement, elle contacte l’architecte Pierre Thibault, qui saute sur l’occasion – rare – de travailler à un appartement. L’homme est reconnu pour son style soigné à saveur scandinave. Leur vision se rejoint.

Les plans sont complètement redessinés. L’espace personnalisé. On déplace la cuisine, on crée une salle de bain ouverte sur la chambre, on ajoute une mezzanine pour y faire un bureau aux parois vitrées. Premier objectif : tirer avantage de la luminosité. Mission accomplie… Les fenêtres offrent non seulement un point de vue unique, elles contribuent au chauffage pendant l’hiver. Des accessoires et un mobilier qui jouent la transparence et la réflexion participent à cette luminosité. Quelques touches de couleur, principalement apportées par les oeuvres d’art, ponctuent l’espace sans le fractionner.

Autre condition : l’usage du bois, matériau fétiche de l’architecte mais aussi de la propriétaire, à qui il rappelle le chalet de son enfance. C’est ici qu’on fait appel à Pure Cuisines, qui déploie ses talents en concevant la cuisine, les systèmes de rangement, la salle de bain et le mobilier intégré. En cuisine : des lignes droites et sobres, un mariage de chêne et de quartz mat texturé bois, et des électros dissimulés. Cet aménagement fonctionnel et esthétique répond à une requête de la jeune dame, qui adore cuisiner et recevoir mais tient aussi à ce que tout soit nickel en un tournemain. D’où la grande surface de comptoir, les rangements généreux mais invisibles et une surface de bois en bout d’îlot pour passer du temps entre amis. C’est d’ailleurs l’un de ceux-ci, talentueux, qui crée les tabourets qui s’y trouvent.

Il aura fallu près de dix mois pour réaliser cet intérieur, que la principale intéressée qualifie de cocon. Qui sait, peut-être que l’oiseau ne quittera plus son nid montréalais !

pthibault.com
puremontreal.com
sarahpacini.com

Photos : Adrien Williams
Styliste : Carl Lapointe

Un nid qui surplombe la ville – e-mag

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