Loading...

L’express, un service public !

LE RESTAURANT L’EXPRESS A OUVERT SES PORTES LE 19 DÉCEMBRE 1980 ET NE LES A PRATIQUEMENT PAS FERMÉES DEPUIS ! ON NE FAIT RELÂCHE QU’UNE SEULE JOURNÉE DANS L’ANNÉE : À NOËL.

L’établissement ouvre tous les jours à compter de 8 heures du matin et sert des clients jusqu’à 3 heures de la nuit : un cas pratiquement unique à Montréal dans le domaine de la restauration. Ce n’est qu’un des éléments du succès de cette prestigieuse institution. L’Express connaît très bien les goûts de sa vaste et fidèle clientèle, constituée de gens d’affaires et d’artistes, mais pas seulement au dire du gérant Mario Brossoit qui occupe ses fonctions depuis presque les débuts de la maison. Les propriétaires — sa sœur Colette, Pierre Villeneuve, un comptable et un médecin sont là depuis le début !— ont une vision à long terme pour leur bistrot français qui fait de la cuisine «semi-bourgeoise», selon l’expression de monsieur Brossoit, avec des classiques comme le confit de canard, le saumon frais ou l’onglet frites. Si ces plats sont devenus populaires dans les restaurants d’aujourd’hui, ils ne l’étaient pas à ce moment-là : L’Express en a été le précurseur en quelque sorte. Il l’a été aussi en introduisant une carte des vins affichant des importations privées, une rareté au début des années 80. Les restaurateurs ont aussi eu du flair en s’installant au cœur du Plateau-Mont-Royal à l’époque où cette portion de la rue Saint-Denis comprenait plus de maisons de chambres que de commerces à la mode. La constance dans la qualité des produits et du service a permis à ce bistrot, où le chef Joël Chapoulie dirige la cuisine depuis plus de vingt ans, de demeurer une référence que plusieurs hôteliers n’hésitent pas à refiler à leurs visiteurs. Écoutons monsieur Brossoit expliquer le succès de L’Express : «C’est sûr que tout doit être pensé, que ce soit le prix des choses à la qualité du service, à la qualité de l’assiette, à la présentation, au contact qu’on a avec les gens, c’est vraiment une multitude de choses, de détails sur lesquels on ne peut jamais s’asseoir; c’est toujours à refaire, à chaque fois qu’un client entre, on recommence. Rien n’est gagné. Même avec l’habitué qui vient ici pour la centième fois, la pire erreur, c’est de le prendre pour acquis. On doit toujours faire un peu plus, parce qu’il s’attend à un peu plus.» D’autant qu’avec les blogues et les réseaux sociaux, le consommateur a maintenant droit au chapitre; la vigilance s’impose donc plus que jamais. «Il faut toujours être à l’écoute de la clientèle, être sensible aux changements qui s’opèrent dans les modes et les styles de vie », conclut le gérant et directeur du personnel. On aimerait que les vrais services publics soient aussi consciencieux…

L’Express 3927 rue Saint-Denis Montréal 514 845 5333 restaurantlexpress.ca

Hotel Quintessence