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Guy Leclerc à 200 à l’heure

Guy Leclerc est médecin et coureur amateur. Ou plus précisément cardiologue et pilote de Ferrari. Notre homme passe de l’angioplastie au paddock avec aisance. Reconnaissant au passage que la mécanique cardiaque n’est pas trÈs loin de la mécanique automobile, il parle de «la mÊme précision chirurgicale». On pourrait parler d’une passion… palpitante ! Mais que fait courir cet homme ?

Après ses études en médecine à Montréal, il se spécialise en cardiologie et poursuit des études à Boston. Puis, il revient à Montréal, au CHUM. Ce petit gars de la Rive-Sud, qui a bossé fort, est devenu à force de détermination et de travail un spécialiste réputé et respecté. Au point de devenir le patron de l’unité de cardiologie de tout le CHUM, à la tête d’une équipe d’une trentaine de cardiologues. Et notre homme n’a pas 50 ans! De belles valeurs et un amour du travail bien fait en font un personnage qui aurait pu s’en tenir à ça. Pourtant il laisse ce poste prestigieux pour se lancer en affaires et crée la société Accellab qui oeuvre dans le domaine de la recherche et du développement en matière de produits médicaux, comme des implants cardiaques. Des clients partout à travers le monde et 60 personnes dont il s’occupe comme s’il s’agissait de ses propres enfants. Parallèlement à cette nouvelle activité commerciale, le Dr Leclerc débloque encore des artères une semaine par mois.

Alors, comment fait-on pour avoir un peu de tranquillité en marge de toutes ces activités qui gardent votre niveau d’adrénaline à son maximum ? La tranquillité, ce n’est pas ce que recherche notre homme justement ! Pour se changer les idées, il se retrouve sur une piste de course. Pour maintenir son niveau d’activité cérébrale la pédale au plancher. Au sens propre. Sa relaxation, c’est d’exercer sa passion.

Il adore se mesurer à lui-même, se dépasser. Il garde l’oeil sur ses temps, symboles tangibles de l’amélioration de ses techniques de conduite et de sa maîtrise personnelle. C’est un «gentleman racer» : prudence, sécurité, fair-play… Car sur les pistes de Tremblant, de Monterey en Californie ou de Homestead en Floride, il ne fait pas que se pratiquer, il participe aussi à des compétitions amateurs (mais de haut niveau) du Challenge Ferrari. Il côtoie alors d’autres hommes (d’affaires) qui ont, comme lui, la passion de la course auto. Il s’exécute durant l’été dans un circuit où il y a six compétitions, dont une à l’occasion du Grand prix de Formule 1 à Montréal.

Dévorante, cette passion. Pour s’y adonner, Guy Leclerc a dû embaucher un mécanicien, italien il va sans dire. Et, pour trimballer sa voiture aux quatre coins de l’Amérique du Nord, un conducteur, italien aussi. Il peut aussi compter sur son gérant, également d’origine italienne, qui doit régler ses problèmes de douane et s’occuper de ses inscriptions aux compétitions et de toute l’intendance reliée à la course auto. Et sur son coach, son mentor, pas italien celui-là, car il s’agit de Richard Spénard, une légende canadienne qui a entraîné Patrick Carpentier et Alex Tagliani.

En 2010, à la suite d’une saison assez fructueuse sur son circuit, Guy Leclerc a été invité par Ferrari à participer à une compétition sur le circuit de F1 à Valence, en Espagne. Il est allé se frotter aux Européens pour tenter de remporter la Coppa Shell. Il a terminé au troisième rang ! Il était fier, lui qui ne fait de la course auto que depuis 4 ans !

Fier aussi du travail d’équipe. C’est une facette importante de son amour pour la course : tout ce qui l’entoure. Les gens d’abord, bien sûr… ceux qui vous accompagnent dans l’épreuve (pas seulement celle de l’auto, mais de la vie). Plus les voyages qu’amène cette activité très jet set. Mais le mode de vie aussi, c’est-à-dire le temps passé autour d’un bon repas et d’une bonne bouteille. En somme, il adore globalement l’expérience que procure cette activité.

Il faut bien dire qu’en choisissant Ferrari, au lieu de Porsche ou BMW, Guy Leclerc a choisi un style de vie qui correspond mieux à ses valeurs. L’esprit de famille des Italiens et leur ardeur dans le travail, par exemple, qui conviennent parfaitement à notre coureur du dimanche. Expérimenter l’Italie et côtoyer les Italiens qu’il aime tant contribuent à sa passion.

Cet homme sait aussi faire toute chose avec passion. Son entreprise est en pleine période de croissance, offrant au Québec une expertise de niveau mondial. Et le bon docteur trouve le moyen d’en faire plus encore pour le fameux CHUM. En effet, il est administrateur de la Fondation du centre hospitalier et président d’honneur de la Classique de golf qui rapporte plus de un million et demi de dollars. Il a déjà amassé plus de 10 millions pour cet hôpital dont il dit que nous avons grand besoin.

Passionné, le cardiologue Guy Leclerc ? Il roule à plus de 200 à l’heure et ailleurs que sur nos… artères. Sur une piste où il est seul face à lui-même, sur la route du dépassement de soi.

Guy Leclerc au volant, Photo: Bruce B. Miller.

De gauche à droite : Lino Felice, mécanicien, Benny Criniti, mécanicien en chef, Christiane Verdon, épouse du Dr. Guy Leclerc, Dr. Guy Leclerc, coureur et Richard Spénard, entraîneur.

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