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Maison de rêve

EN VISITE DANS LES LAURENTIDES SUR LE BORD D’UN MAGNIFIQUE LAC NON POLLUÉ, UN COUPLE TOMBE AMOUREUX DU SITE ET DÉCIDE DE S’Y CONSTRUIRE UNE RÉSIDENCE SECONDAIRE! IL ACHÈTE DONC LE TERRAIN VOISIN D’UNE SUPERFICIE DE 63 000 PIEDS CARRÉS ET PROJETTE D’Y FAIRE UNE MAISON DE STYLE NOUVELLE-ANGLETERRE.

La construction va s’étaler sur 18 longs mois. Ce qui a permis aux propriétaires de bien penser à tous les détails et de faire les bons choix : une sorte de work-in-progress. Mieux : le temps aussi de changer d’idée, de démolir et reconstruire des petits bouts ! Comme la chambre à coucher, trop petite, qui sera agrandie de quelques pieds ! Les propriétaires connaissaient bien leur entrepreneur, Jean-Bernard Charbonneau, qui avait rénové leur résidence principale. Il a accepté de travailler à un tarif horaire, au lieu d’un contrat fixe, pour plus de flexibilité. Alors tous les changements d’avis devenaient permis.

André Bourassa, réélu récemment président de l’Ordre des architectes du Québec, a assisté le couple au début de son projet. Mais notre duo tenait vraiment à ce que ce soit d’un style authentique; il a donc fait plusieurs virées dans la région de Cap Cod, histoire de vérifier ce qu’on mettait en guise de fenêtre, à quoi ressemblaient les portes, comment étaient traitées les corniches. De ces voyages, l’idée de la porte rouge a été retenue pour l’entrée principale, un symbole de bienvenue.

Le bâtiment de style Nouvelle-Angleterre fait trois paliers dont deux seulement sont visibles en façade; l’arrière donne sur le lac. La toiture est un exemple de la façon dont on a fait les travaux : on a commencé avec des bardeaux d’asphalte pour privilégier quelque temps après ceux de cèdre. Erreur ? Non, évolution.

En un an et demi, les anecdotes se ramassent à la pelle. Lorsqu’on réalise que les fenêtres Anderson commandées comportent des croisillons amovibles, on comprend que le fournisseur de cette marque américaine a mal saisi le désir des clients. Qu’à cela ne tienne, ils remplacent à leurs frais l’imposte par un produit à leur goût ! La partie enlevée croupit dans leur cabanon. Quant au parquet, il a du faire l’objet de tests dans le garage pour que l’on obtienne exactement l’effet voulu. En d’autres mots, on peut dire qu’il y avait peu de place pour les compromis : le plan de match était rigoureux.

En 2003, les propriétaires font un party reconnaissance en guise de remerciement à tous les artisans qui ont œuvré sur le chantier. Un geste que madame trouvait important de faire, trop heureuse des résultats obtenus et de la chance qu’elle avait d’être ainsi installée. Bien que non pratiquante, elle en remerciait souvent le Ciel, au point que les ferblantiers ont installé une croix sur l’un des toits pour souligner la chose ! Un personnage coloré a participé aux travaux : le paysagiste Ronald Leduc. Contrairement à d’autres, il ne «travaille pas à l’heure, mais avec le cœur». Il a créé un aménagement dans la cour à l’aide de pierres importées de la région de Lacolle et y a planté 180 rosiers. De quelles couleurs les roses, lui demande-t-on ? Et Ronald Leduc de répondre que peu importe la couleur, il voulait que sa structure soit solidifiée par les racines des rosiers !

Un intérieur immaculé aux parquets foncés qui fait la part belle aux invités : une cuisine (Passion Cuisines) spacieuse et lumineuse partage l’espace avec la salle à manger (mobilier de Moutarde) dans le plus pur style campagnard américain. La musique est diffusée par un système Bang&Olufsen (Kébecson).

La maison, qui comprend plusieurs chambres pour recevoir les amis de passage, ainsi que les filles du couple et leurs enfants, suscite l’admiration de tous ceux qui l’ont visitée. Quand madame a vu, dans un magazine spécialisé de chalets, un article sous forme de test sur ce qu’une construction de style Nouvelle-Angleterre se doit d’être, elle en a conclu : «J’avais 100%».

Photos: Paul-André Larocque












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