Mixte Média Inc. English

#M03, ADN

Une ville dans une ville Bois-Franc

LE SUCCÈS DES QUINZE DERNIÈRES ANNÉES UN GAGE POUR L’AVENIR !

En 1986, le gouvernement canadien vend Canadair et ses installations à Bombardier. L’aéroport de Cartierville, qui fait partie de la transaction, est fermé deux ans plus tard. Au début des années 1990, Bombardier décide de développer ce vaste terrain. Il mandate Daniel Arbour & Associés, une firme d’urbanistes, pour faire une étude de marché. On analyse ce qui se fait aux États-Unis et en Europe. Après deux ans de recherche, on met de l’avant un concept novateur à Montréal : The New Urbanism.

Au début, Bombardier s’associe, entre autres, avec Sotramont et le Groupe Montclair pour mettre en œuvre ce nouvel urbanisme. De quoi s’agit-il ? On veut revenir à l’idée de base de la ville : la densité de population et sa mixité, les échanges entre les gens, les déplacements facilités, le tout à l’échelle humaine. Les promoteurs construisent donc divers types de logement : plex, condos et maisons de ville. Les immeubles sont rapprochés des trottoirs et les portes de garage des résidences ne font pas partie du décor. En fait, on accède au stationnement, qui est situé au sous-sol, par une allée véhiculaire construite en tranchée. Une sorte de ruelle à l’abri des intempéries dont les dalles de béton la recouvrant constituent la base des patios des propriétaires.

Non seulement les habitations sont-elle construites sur de plus petits terrains et moins en retrait de la voie publique, mais elles sont aussi soumises à des servitudes architecturales. Ainsi, on doit avoir un toit en bardeaux, des portes d’entrée de couleurs précises, un parement en brique d’argile… Pourquoi ? Pour assurer une continuité architecturale et aussi pour sécuriser l’investissement des acheteurs. Car 15 ans après le début du développement de cette ville dans la ville, la plus-value des propriétés continue d’augmenter.

Bois-Franc, ce n’est pas que de normes strictes, c’est aussi un mode de vie. Les espaces verts y sont plus nombreux qu’ailleurs : les parcs sont facilement accessibles à pieds ou en vélo. Cela crée de l’activité autour des habitations : les gens échangent, parfois même leur gardienne ! Une association de propriétaires s’est formée et organise des fêtes de quartier quatre fois par année. La Grand-Place constitue le cœur de cette communauté, à laquelle on participe, peu ou prou, selon son propre caractère. Jeunes couples, familles ou retraités, francophones, anglophones ou allophones, la mixité de la population reflète la vie en ville.

Bois-Franc est situé au centre de l’arrondissement de Saint-Laurent, lui-même planté au cœur de l’Île de Montréal. Train, bus, grands axes routiers permettent aux résidents d’éviter les déplacements fastidieux et du coup, de passer plus de temps avec leurs proches. Les habitants de Bois-Franc peuvent donc profiter d’un style de vie urbain, dans un décor bucolique où règnent verdure et fontaines, et où les fils (câble, téléphone, électricité) sont enfouis sous terre !

Depuis 2008, un consortium formé de Sotramont et Montclair a racheté les derniers terrains de Bombardier qui s’est complètement retiré. On amorce la nouvelle phase de développement qui, à terme, dans une quinzaine d’années, verra le gigantesque terrain de 16 millions de pieds carrés complètement aménagé. Au total, ce sera plus de 5500 unités d’habitation, dont 1500 maisons, une denrée qui se fera de plus en plus rare à Montréal. Marc-André Roy, président de Sotramont, est confiant pour l’avenir : «The best is yet to come, comme disent les Anglais», assure-t-il. Il ajoute : «À Bois-Franc, on vend un quartier, un style de vie. On a un sentiment d’appartenance. C’est un milieu de vie, et c’est pour ça que les gens aiment y demeurer.»

UNE VILLE DANS UNE VILLE : BOIS-FRANC

UNE VILLE DANS UNE VILLE : BOIS-FRANC

UNE VILLE DANS UNE VILLE : BOIS-FRANC

UNE VILLE DANS UNE VILLE : BOIS-FRANC

UNE VILLE DANS UNE VILLE : BOIS-FRANC

UNE VILLE DANS UNE VILLE : BOIS-FRANC

Photos: Paul-André Larocque


Rockland MD