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Une réputation bien assise

Mah-Jong, quel nom curieux pour un meuble, non ? Ce mot réfère à un jeu de société d’origine chinoise inventé vers la fin du XIXe siècle et introduit en Occident dans les années 1920 qui comprend un grand nombre de tuiles rappelant les plaques de domino. Et qui fait aussi penser aux éléments de base d’un système de sièges, pareillement nommé, que le designer Hans Hopfer a créé en 1971 pour Roche Bobois.

Il n’est pas rare que les créateurs de meubles donnent des noms à leur réalisation. Souvent, ceux-ci évoquent la forme, la fonction ou un autre aspect distinctif du mobilier dessiné. Le Mah- Jong du fameux éditeur français d’ameublement, à l’instar du jeu, comprend des pièces qui sont disposées selon un ordre particulier et peuvent même être empilées. Ce sofa, comme l’appelle Roche Bobois, peut prendre moult configurations. Aujourd’hui, nous sommes habitués à ces canapés composables : c’est la tendance de l’heure. Mais il y a plus de 40 ans, c’était une approche très innovante pour l’industrie du meuble. Et Hans Hopfer était un spécialiste en la matière : il en a imaginé un très grand nombre pour Roche Bobois. Le Mah-Jong reste cependant une référence dans le domaine.

Le nombre de modules de base n’est pas très élevé : un pouf, une chauffeuse et une autre d’angle. Les poufs sont des cubes d’à peine 19 cm d’épaisseur. Les chauffeuses, prenant deux formes différentes, ont un dossier de 53 cm. Constatation : on est assis bas. Une découverte que l’on faisait au début des années 70, époque de libération des moeurs et des comportements sociaux. Autre nouveauté, on cassait la façon linéaire de s’asseoir. Ce modèle incitait au rapprochement et à la convivialité, et permettait une liberté de création beaucoup plus grande dans l’aménagement du séjour.

Sa simplicité et son ingéniosité cachaient un autre aspect qui s’avèrerait très porteur : son habillage. Le sofa fut toujours fait d’un recouvrement très gai et coloré. Mais Roche Bobois eut l’intelligence de réinventer le meuble en confiant à un maitre italien des étoffes, la maison Missoni, le soin de le relooker. Plus tard, c’est à un autre magicien des tissus, le designer français de mode Jean Paul Gaultier, qu’on a permis de donner un nouveau souffle au Mah-Jong.

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