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La Tesla S P85 électrique: Que du bonheur

Elle fait fi d’un pot d’échappement, ne pollue pas, ne s’arrête jamais dans une station-service, roule en silence, peut accueillir sept personnes, possède deux coffres à bagages, n’exige qu’un entretien minimal, tient mieux la route que les sportives les plus affutées et, comme si tout cela n’était pas suffisant, elle est belle à ravir. Qui dit mieux ?

Ces épithètes flatteuses concernent la phénoménale berline californienne Tesla S P85, la voiture qui va changer le monde, rien de moins. Je fraye dans le milieu depuis plus de 50 ans, et aucune n’a suscité chez moi la même admiration, sauf peut-être la légendaire Ferrari Daytona, fin des années 60, alors que l’on vivait dans un tout autre monde que celui d’aujourd’hui. Ce qu’il y a de remarquable dans la Tesla, c’est que ses qualités vont bien audelà de sa motorisation électrique.

La Tesla S élude la principale préoccupation des consommateurs à propos de l’automobile électrique, soit une autonomie limitée. Ainsi, dans la version la plus poussée, la P85, on dispose de 85 kWh qui peuvent prolonger le voyage jusqu’à 450 km en conduite normale. Dans ces conditions, un déplacement de Montréal à Québec est tout à fait envisageable et, j’ajouterais même, à un coût de 8,10 $ d’électricité, incluant le retour. Plus encore, ses 4 500 km parcourus à ce jour n’auront majoré sa facture d’électricité que de 72 $. Un pur bonheur. Avec la plus élémentaire des prises de courant, il suffira d’une bonne nuit pour assurer la recharge complète des batteries. Au nombre de 7000, celles-ci sont logées dans le plancher de la voiture, un poids substantiel qui est mis à profit par un centre de gravité très bas favorisant une tenue en virage que bien des sportives seraient incapables d’égaler.

L’agrément de conduite est aussi préservé par la puissance de la Tesla P85 qui se chiffre à 416 chevaux, bonifiés par un couple de 443 lb/pi à qui l’on doit les performances débridées de cette voiture. Le secret de tels exploits réside dans l’instantanéité du couple qui caractérise toutes les autos électriques. Au moment où la version à essence ne fait que s’élancer, la Tesla a déjà une bonne longueur d’avance, ce qui lui permet de rallier les 100 km/h en quatre secondes et des poussières.

La Tesla est construite en Californie, au rythme d’environ 500 unités par semaine. La demande est élevée depuis qu’elle a été nommée voiture de l’année et encensée par Consumer Reports.

Confortable, solide et dotée d’un arsenal de fonctions électroniques accessibles via un écran de 17 pouces au centre du tableau de bord, cette merveille ne se prive pas de luxe. Au terme de mon essai, je demande à Richard, qui en possède une, de refermer le hayon arrière; il appuie sur une touche de son téléphone cellulaire et le coffre se referme. Les conducteurs de ce véhicule sont déjà dans un autre siècle ! J’admets m’être fourvoyé quand j’ai écrit ailleurs que la voiture électrique allait marquer la fin du plaisir de conduire. La Tesla m’a converti.

Avec la collaboration de Richard Petit

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