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CAVALLINO CLASSIC 2014

« The great Gatsby » y eut été chez lui. Jets privés, yachts de grand luxe, hôtel cinq étoiles et des voitures parmi les plus célébrées au monde. Voilà en exergue le cadre tout à fait jet-set dans lequel s’est déroulé fin janvier l’événement automobile de l’année, le Cavallino Classic. Ce rassemblement sans pareil se tient chaque printemps depuis maintenant 23 ans, à Palm Beach, en Floride, la plus huppée des stations balnéaires d’Amérique. Mixte Magazine y était, tout comme environ 400 propriétaires des plus belles Ferrari jamais construites.

50e ANNIVERSAIRE DE LA 275

De ce nombre, c’est la prestigieuse série des 275 qui était l’invitée d’honneur; à juste titre, puisqu’elle célèbre en 2014 son 50e anniversaire. Ce coupé GT, signé Pininfarina, fut commer-cialisé en 7 versions, pour un total de 804 exemplaires, de 1964 jusqu’en 1968.

Ce week-end mémorable a débuté le vendredi soir par un coquetel dînatoire dans un des hangars de l’aéroport local, où l’on ne savait plus si c’étaient les avions privés fabriqués sur mesure ou les voitures de collection qui suscitaient le plus de convoitise. Chose certaine, quelques Ferrari parmi les plus rares auraient pu faire grimper les enchères à des sommets compa-rables au prix d’un jet privé.

Le second volet du Cavallino Classic s’est tenu au Palm Beach International Raceway, où les Ferrari se retrouvaient dans leur élément en disputant les honneurs d’une série de courses que l’on dit « amicales », mais où certains pilotes ne craignent pas de pousser leurs voitures dans leurs derniers retranchements, quelquefois avec des résultats pouvant entraîner de coûteuses réparations.

VIVA 275

La grande finale fut évidemment l’exposition des plus beaux spécimens de la marque italienne sur les pelouses du Breakers, le légendaire hôtel en bord de mer de Palm Beach dont le style Renaissance italienne recrée l’ambiance des plus beaux palaces de Saint-Tropez. Cette année, pas moins de 24 propriétaires d’une Ferrari 275 GTB (dont l’un du Québec pour la première fois) ont répondu à l’invitation des organisateurs d’exposer leur précieuse possession.

On y a même croisé le propriétaire du fameux marché aux puces de Fort Lauderdale, Preston Henn, qui pour 7000 $ s’était porté acquéreur il y a nombre d’années de l’un des modèles les plus rares de cette série, une 275 Corsa dont seulement 4 modèles furent construits à la demande de l’importateur Luigi Chinetti. La rumeur veut qu’il en ait refusé 53,7 millions de dollars de la part de l’usine Ferrari, désireuse de récupérer une voiture dont seulement 4 exemplaires ont été fabriqués.

Pour mieux situer la 275 GTB, on me permettra en terminant de me référer à ce que j’avais écrit à son sujet dans le Guide de l’auto 1970. Je ne suis pas peu fier d’avoir mentionné qu’elle était appelée à devenir un classique de l’automobile. « Le plaisir de conduire sous sa plus belle expression » est aussi un extrait du texte qui rappelait qu’elle possédait un moteur V12 Colombo
3,3 litres de 300 chevaux, une boîte manuelle à 5 rapports et un châssis en alliage léger lui permettant de ne pas dépasser les 1200 kg à la pesée. C’est ce qui explique qu’elle pouvait atteindre 265 km/h et avaler le 0-100 km/h en 5,9 secondes. Voilà, cinquante ans plus tard, des chiffres encore très honorables.

En rendant hommage à cette icône de l’automobile, l’édition 2014 de Cavallino Classic a parfaitement joué son rôle, qui est de mettre en relief les plus belles créations de l’automobile à travers le temps. Et tant mieux si c’est Ferrari qui en est le porte-étendard.

avec la collaboration de Richard Petit

Maison Lipari