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Zen

Blottie dans la forêt, empruntant des techniques ancestrales japonaises et aménagée avec des meubles iconiques modernes, la maison de deux jeunes professionnels dégage une belle sérénité.

Ils n’ont même pas trente ans. Ils se sont connus à la faculté de droit : elle est devenue notaire à Mont-Tremblant et lui, Italien d’origine et avocat non pratiquant, gère plutôt à Montréal une chaîne de magasins de chaussures qui porte son nom. Ils ont décidé d’élire domicile à Sainte-Adèle, à mi-chemin entre leurs lieux de travail respectifs, dans un développement domiciliaire appelé Via Sauvagia. Ils y ont acheté un terrain. Gerardo Rubino a décidé de devenir, le temps des travaux, un autoconstructeur. Même s’il a retenu les services de l’architecte Olivier Blouin et du designer Dominique Côté, Gerardo confesse qu’il a trouvé la tâche plus ardue que ce à quoi il s’attendait. Heureusement, le couple savait ce qu’il voulait et avait fait ses devoirs. Des matériaux aux meubles en passant par les appareils sanitaires, ils avaient fait les recherches voulues. Leliane a beaucoup consulté son amie Geneviève Tardif, qui possède la boutique Jardin d’hiver de Mont-Tremblant, pour l’aider dans ses achats de lampes, de tapis et autres objets. Gerardo s’est tourné du côté de Kébecson pour ses appareils audio Bang & Olufsen, son téléviseur et tutti quanti. Pour le plan de travail de la cuisine, le couple a opté pour un nouveau produit, une pierre innovatrice appelée Lapitec. On a dû faire preuve de patience avant de recevoir certains des items convoités : la baignoire sur pieds Ottocento du fabricant italien Agape, installée dans la chambre principale, s’est fait attendre cinq mois ! « Une gâterie à laquelle madame tenait beaucoup », glisse Gerardo. À l’extérieur aussi, on a fait des choix osés. Pour le parement, on a importé des États-Unis des planches de cèdre rouge… brûlées. Une technique japonaise appelée shou sugi ban, qui permet au bois de résister au temps et aux éléments, ce sans le moindre entretien ! Le cèdre, noueux et clair cette fois, a été utilisé à l’intérieur pour les plafonds afin d’ajouter une touche toute québécoise à la maison, qui a un style plutôt asiatique avec son toit plat, entre autres. Tout le rez-dechaussée, dont les pièces à vivre, possède un plancher de béton qui bénéficie d’un chauffage radiant obtenu par géothermie. Le jeune couple est sensible aux enjeux environnementaux et voulait laisser le moins d’empreinte possible au plan énergétique. Pour la même raison, le terrain a été peu déboisé. Bien que perchés sur une montagne dominant une vallée et le lac Rond, Gerardo et Leliane recherchaient moins un beau panorama qu’un sentiment de réconfort procuré par la forêt. Leur petit nid verra l’arrivée d’un bébé le printemps prochain, lequel occupera l’une des trois chambres à l’étage. Ils sont non seulement des adeptes de la vie de famille, mais aussi des relations d’amitié. Ils aiment recevoir dans l’immense cuisine flanquée de sa salle à manger et de sa véranda équipée d’un foyer, d’un barbecue et d’un four à pizza importé de Naples, dans lequel une pizza met 90 secondes à cuire, top chrono ! On le voit, nous sommes chez des passionnés articulés, bons vivants et grands travaillants. Et cette maison leur ressemble.

photos: Adrien Williams

Zen – e-mag

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