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« Baby, you can drive my car »

Roche Bobois
AVEC LA COLLABORATION DE RICHARD PETIT

Que ce soit au volant d’une voiture à pédales, d’un go-kart ou d’un véhicule jouet à roues motrices, tous les petits garçons se sont un jour imaginé être un pilote de course. Assis dans leur bolide, laissant échapper un « vroum vroum » sonore, ils se sont cru les meilleurs coureurs au monde. Certains d’entre eux y sont arrivés : Ayrton Senna, Michael Schumacher et Lewis Hamilton conduisaient des petites voitures à quatre ans, tandis que Fernando Alonso et Sebastian Vettel, encore plus précoces, ont commencé dès l’âge de trois ans.

Mais qui aurait cru qu’un jour, des mini-formule 1 à échelle de 75 % seraient construites pour les enfants, avec toutes les caractéristiques de la divine voiture mère ? Dotées d’une suspension, de freins à disque Brembo et d’une transmission à quatre vitesses, elles sont nées de la passion de Nathan Redfearn pour l’automobile. Harrington Group, l’entreprise qu’il a fondée en 2003 avec Ly Phan (maintenant seule propriétaire), fabrique des répliques de Formule 1 des années 60, dont celle de Jim Clark, et des minivoitures iconiques, qu’elles soient italiennes, allemandes ou anglaises. Conçues au Vietnam, où l’entreprise est située, elles font rêver pour une fraction du prix des originales ! Et elles sont aussi belles lorsqu’elles roulent que lorsqu’elles sont exposées !

DEUXIÈME CHANCE

À dix ans, Nathan Redfearn construisait son propre go-kart. En 2003, avec Harrington Group – qui se spécialise alors dans les pièces de rechange pour voitures de collection -, il propose d’abord des modèles simples dotés de belles carrosseries et de peu d’équipement. Mais en 2010, un choix s’impose; l’entreprise a le vent dans les voiles et doit récupérer une chaîne de production. C’est la minivoiture qui écopera.

    Roche Bobois

Mais le destin en décide autrement, car une photo de l’une des minivoitures devient virale et suscite beaucoup d’intérêt parmi les internautes. Abandonner la production à ce moment charnière apparaît comme un non-sens. On poursuit donc la production de minivoitures, en y apportant d’importants changements; elles sont redessinées et héritent des mêmes attributs que les grandes. Le carnet de commandes de l’entreprise se remplit alors à vue d’oeil. Trois ans plus tard, en 2013, une nouvelle génération de minivoitures sort de l’usine, beaucoup plus sophistiquée. Il y a présentement près de 300 de ces minivoitures de deuxième génération en circulation à travers le monde.

UN RÊVE À PARTAGER

Richard Petit, président de KébecSon, a découvert ces petits bijoux en Floride, chez un collectionneur de voitures exotiques. Tombé sous le charme, il vient d’acquérir quelques mini-Formule 1. « La magie de ces voitures, c’est qu’elles permettent à un enfant de se prendre pour un adulte… et à un adulte de se prendre pour un enfant ! Car grâce à des pédales ajustables, elles peuvent être conduites autant par un enfant de six ans que par un adulte de six pieds ! Les jouets de luxe que peuvent partager papa et fiston sont rares. Et bien qu’elles puissent rouler à 60 km/h, un dispositif permet au père d’ajuster la vitesse lorsque son enfant prend le volant. »

Pour Richard Petit, l’acquisition de ces minivoitures est l’occasion de faire vivre à des jeunes une expérience inoubliable au volant d’une mini-Formule 1. Parmi ses projets figurent des activités caritatives qui permettront à des enfants dont la santé est fragile, ainsi qu’à des décrocheurs, de réaliser ce rêve.

Plaisir garanti, car la taille des mini-Formule 1 génère de belles sensations de vitesse et permet de rouler dans des espaces restreints. Grâce à sa suspension comparable à une voiture de course, elles peuvent être conduites sur des surfaces inégales, particulièrement sur le gazon. Gentils dérapages en vue, en toute sécurité ! Une minipiste de Formule 1 sur son terrain ? Oui, c’est maintenant possible.

Les petits garçons qui se croyaient autrefois maîtres du monde dans leur boîte à savon sont maintenant des adultes, ce qui ne les empêche pas de se prendre encore pour Gilles Villeneuve !


« Baby, you can drive my car » – e-mag

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