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Vuarnet

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VUARNET LANCE UNE VÉRITABLE OPÉRATION MONDIALE DE CHARME SOUS L’IMPULSION DE SON NOUVEAU PRÉSIDENT, LIONEL GIRAUD. IL EST VRAI QUE L’HISTOIRE DE CETTE ENTREPRISE FRANÇAISE, QUI A DOMINÉ LE MARCHÉ DES ARTICLES DE SPORT JUSQU’AUX ANNÉES 1990, EST LOIN D’ÊTRE BANALE. LA RENAISSANCE S’EST FAIT ATTENDRE, MAIS ELLE N’EN SERA QUE PLUS SPECTACULAIRE.

Les débuts de Vuarnet sont marqués par le génie, l’audace et la dualité. En 1957, l’opticien Roger Pouilloux et l’étudiant en optique Joseph Hatchiguian inventent un verre qui protège du soleil et augmente la luminosité dans les zones d’ombre. Grand amateur de ski, Roger Pouilloux comprend rapidement l’avantage de son invention pour les amateurs de ce sport. C’est pourquoi trois ans plus tard, en 1960, l’équipe de France de ski alpin se présente aux Jeux olympiques de Squaw Valley avec les Skilynx Acier sur le nez. Jean Vuarnet y remporte l’or. L’un des fleurons du commerce français est sur le point de naître. « C’est une histoire d’amitié et de hasard, explique Lionel Giraud. Un opticien parisien qui aime le ski et Jean Vuarnet qui gagne l’or. Ils se rencontrent et lancent une marque. Je trouve l’histoire assez incroyable parce qu’aujourd’hui, on appellerait cela du marketing sportif. C’était d’avantgarde. » Rebaptisée, la marque suivra la course du champion et prendra le monde d’assaut en très peu de temps. « J’adore l’état d’esprit de Vuarnet à ses origines. Les gens à sa tête ont su prendre des risques. C’était une marque française, mais avec un côté californien », poursuit Lionel Giraud. L’entreprise n’était pas énorme quand il a été décidé de commanditer les Jeux olympiques de Los Angeles en 1984. Évidemment, Vuarnet n’avait pas assez d’argent. Toutefois, les dirigeants ont conclu une entente et donné 50 % de l’augmentation de leurs ventes aux organisateurs… après les Jeux. À la fin des années 1990, un différend entre les membres de l’équipe dirigeante entraîne une dégringolade. L’entreprise est scindée en deux : d’un côté, les lunettes, de l’autre, les vêtements de sport. Il faudra plus de vingt ans pour que Vuarnet retrouve ses bases et se remette en piste.

Quand l’équipe actuelle reprend la marque, elle choisit de se concentrer d’abord sur les lunettes de soleil, activité centrale de la maison. « La qualité du verre est la différence fondamentale qui fait de Vuarnet une marque adorée. L’entreprise ne fait pas dans le plastique : ses verres sont minéraux. Ils sont plus précis, protègent beaucoup mieux, et la matière est écologique », explique Lionel Giraud. Si le savoir-faire était toujours là, les modèles qui dataient des années 70 et 80 semblaient dépassés. « Nous avons réinvesti dans l’usine, gardé certains modèles de lunettes parce qu’ils étaient vintage et refait un travail de création. » L’entreprise ne veut pas s’arrêter aux lunettes et relancera aussi les collections textiles. Une collaboration avec une marque new-yorkaise nous laisse entrevoir dès ce printemps des tenues conçues pour la plage. Par contre, il faudra attendre à la fin de 2018 pour pouvoir porter les vêtements grands froids qui font la réputation de Vuarnet dans toutes les grandes stations de ski européennes. Les aficionados de la marque pourront donc compter sur du « Made in France » dans ce que l’Hexagone fait de mieux : un savoir-faire impeccable et une recherche de style.

« C’est une histoire d’amitié et de hasard, explique Lionel Giraud. Un opticien parisien qui aime le ski et Jean Vuarnet qui gagne l’or. Ils se rencontrent et lancent une marque. »

La renaissance du géant français n’est pas fortuite; plusieurs éléments jouent en sa faveur. L’entrée de fonds d’investissement et l’arrivée de Lionel Giraud, reconnu pour son flair, lui ont donné un nouveau souffle. Les temps et la mode ont aussi changé. Les grandes marques comme Chanel et Gucci s’inspirent maintenant des vêtements sport pour leurs collections. « Les gens ont aujourd’hui envie de la technicité que l’on retrouve dans les produits sportifs, mais sans le look. Ils veulent les porter à la ville », ajoute Lionel Giraud. Comme aux premières heures alors que l’opticien Roger Pouilloux dévalait les pentes muni de ses verres, Vuarnet s’adresse aujourd’hui aux gens actifs qui apprécient la marque pour son aspect technique. Ils portent les verres de haute précision pour faire de la voile, du ski, mais aussi pour une simple balade dans les rues des grandes capitales du monde.

    Roche Bobois

Est-ce cette combinaison de technicité et de style qui séduit aussi les personnalités connues ? Car ils sont plusieurs à porter des lunettes Vuarnet, mais avec discrétion. Bien sûr, il y a également ces personnages d’exception qui affichent leur goût pour la marque. Dans la catégorie jet-set, pensons au personnage de James Bond dans 007 Spectre, qui affronte ses ennemis, le vent et la neige avec ses lunettes Glacier (un choix des stylistes du film, sans que Vuarnet ne débourse un sou).

Depuis peu, Vincent Cassel est devenu le nouveau visage de la marque. Quand il en parle, Lionel Giraud explique qu’il aime qu’il soit Français, qu’il plaise aux gens de 50 ans comme à ceux de 20 ans et qu’il soit acteur et sportif. « Il est à la fois très élégant en smoking et impressionnant comme surfeur. » Le choix peut d’abord étonner; il devient révélateur lorsqu’on s’attarde à la dualité du produit, à ce hasard heureux qui a fait d’un équipement de pointe un objet du quotidien.

Comment réagiront les plus jeunes devant la résurgence de cette marque iconique qu’est Vuarnet ? Sera-t-elle associée à la vague vintage qui caractérise la mode d’aujourd’hui ? Ce n’est pas ce que recherche Lionel Giraud, bien qu’il mise sur l’authenticité des produits et sur les racines de la maison. Il souhaite au contraire que les lunettes Vuarnet deviennent un produit fétiche, le symbole de moments heureux et renouvelables. « Quand j’ai acheté mes premières Vuarnet à 18 ans, quand je les portais ou les rangeais dans ma poche, elles symbolisaient pour moi les bons moments. J’aimerais que les Vuarnet redeviennent l’objet des moments sympas. »

Pour faire des lunettes Vuarnet l’objet que l’on associe au bonheur, le chemin sera peut-être long. Bien que les générations précédentes soient déjà conquises, l’attachement des plus jeunes reste à conquérir. La présence accrue de Vuarnet en Europe, les offensives sur les médias sociaux ainsi que l’ouverture d’un bureau ici même, à Montréal, pour charmer le marché nord-américain sont des atouts… La durabilité du produit, son histoire ainsi que l’audace de Lionel Giraud aussi !


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