Loading...

Salvatore Parasuco, le jean dans la peau

Le jean n’a plus le blues. Salvatore Parasuco, king pin du denim, le sait. Il a réinventé plusieurs fois le jean en modifiant sa matière première. L’incroyable histoire de Parasuco.

En fondant sa compagnie, Salvatore Parasuco avait une vision : créer une entreprise innovatrice à saveur internationale. Cet immigrant italien qui a grandi au Canada a révolutionné le monde des jeans. C’est à l’âge de 14 ans qu’il débute ses expériences de délavage à la machine dans le logement de ses parents à Montréal. Il les revendra par la suite à ses amis, se servant de son casier d’école comme aire de vente. À 19 ans, il ouvre sa première boutique montréalaise où il vendra son populaire jean délavé.

Puis en 1975, il fonde Santana Jeans, qui sera la mère créatrice des styles les plus populaires: le look délavé à l’acide, le teint supernoir, le délavé à la pierre et l’effet usé au jet de sable ne sont que quelques exemples de son génie créatif. Il raconte même que le denim extensible, une de ses innovations les plus marquantes, était, tout simplement, la solution proposée à sa réceptionniste afin qu’elle soit confortablement assise toute la journée dans ses pantalons moulants.

Il devient rapidement le chef de fil du denim et il décide de se lancer seul en affaires en créant Parasuco. Dès ses débuts en 1988, les stars, telles Céline Dion et Jennifer Lopez, adoptent son style. Ses modèles traversent rapidement les frontières du Québec et font de multiples adeptes du logo emblématique de la marque, la Chimère d’Arezzo. Perfectionnant sans cesse sa maîtrise du denim, tout en faisant de ses boutiques un tremplin pour ses innovations techniques et ses nouvelles créations, il devient l’une des meilleures marques mondiales dans le domaine. Il façonne son image avec l’aide du réputé photographe Serge Barbeau et invente un look unique par ses campagnes publicitaires. Il symbolise une nouvelle façon de vivre. Encore à ce jour, il habille une multitude de vedettes issues de divers milieux ; de Justin Bieber à One Direction en passant par Mia Martina et Bon Jovi sans oublier les superstars Jessica Alba, Halle Berry et Tommy Lee, pour ne citer qu’elles.

Aujourd’hui, il lorgne du côté des États-Unis (pour une seconde fois), de l’Asie et de l’Europe. Ce mentor des plus florissants talents du Québec (Philippe Dubuc, Andy Thê-Anh et Iso) milite également pour un meilleur système de protection des innovations mode et pour un milieu plus respectueux des pionniers de l’économie et du rayonnement québécois. Ce fana de la cuisine et du sirop d’érable raconte à tous que sa frustration des systèmes en place est le berceau de sa créativité et que son tempérament italien fait de lui un être ouvert sur la planète et sur les besoins des consommateurs.

Cet autodidacte millionnaire n’a certainement pas fini de nous surprendre et de nous faire rêver. Quelques-uns de ses projets pour l’automne : le «joggy» (un croisement entre le jean et le sweatpant), le retour de People for Peace (une initiative de collaboration de production entre plusieurs pays) et enfin l’ouverture d’un nouveau local à New York.

On comprend mieux pourquoi des milliers de fans ne jurent que par ses créations. Bravissimo monsieur Parasuco !

Parasuco, parasuco.com

Photos: Geraldo Pace

m11-style-mia-martina-in-parasuco

m11-style-justin-bieber-in-Parasuco

m11-style-histoire-de-parasuco-04

m11-style-histoire-de-parasuco-05

m11-style-histoire-de-parasuco-01

m11-style-histoire-de-parasuco-02

m11-style-histoire-de-parasuco-03

m11-style-salvatore-parasuco-histoire-de-parasuco-2

m11-style-salvatore-parasuco-parasuco-family-house-1972

m11-style-salvatore-parasuco-histoire-de-parasuco

pub