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Andrew Torriani, Un hôtelier qui va droit au but

L’artisan de l’impressionnante métamorphose de l’hôtel Ritz-Carlton est son président-directeur général Andrew Torriani. Rencontre avec un passionné d’hôtellerie… et de hockey!

Andrew Torriani a la passion des hôtels. C’est pratiquement génétique chez lui. S’il était Gaulois, on pourrait même dire qu’il est tombé dedans quand il était petit. Littéralement.

Grandir dans les hôtels

D’origine helvétique, Andrew Torriani a grandi, tout comme ses frères, dans les couloirs de différents hôtels, au gré des affectations paternelles. Il a développé très tôt son désir de vouloir satisfaire les besoins de la clientèle. Alors que son père travaillait dans un resorten Afrique du Sud, Andrew, âgé de 11 ans seulement, se fait projectionniste et organise pour les jeunes invités des séances de cinéma fort appréciées. Son père lui confiera d’ailleurs progressivement des responsabilités à la hauteur de ses capacités qui lui permettront d’apprendre peu à peu les durs et divers métiers de l’hôtellerie.

C’est lorsque son père devient directeur adjoint de l’hôtel Quatre Saisons à Montréal qu’Andrew découvre le Québec. Et tandis qu’il étudie au Petit Séminaire de Québec, il travaille pendant les week-ends au Caf’Conc’ du Château Champlain. Ce cabaret légendaire ne manquera pas d’impressionner ce jeune homme qui n’a même pas l’âge légal pour le fréquenter. La famille Torriani déménagera à Chicago, puis à Dusseldorf, mais quand viendra le temps de s’inscrire à l’université, Andrew choisira Queens pour faire son baccalauréat en mathématiques et McGill pour son diplôme en Applied Management. Un curriculum parfait pour qui se destine à la gestion hôtelière ! Plus encore : pendant ses études secondaires et collégiales, Andrew Torriani travaillera au restaurant du Ritz-Carlton passant de plongeur à capitaine.

Histoire de famille

Après ses études, Andrew Torriani se retrouve directeur des ressources humaines chez Air Canada. Mais il a toujours le Ritz-Carlton tatoué sur le cœur. Et quelques années plus tard, la famille a créé une compagnie de gestion hôtelière qui est maintenant l’actionnaire principal du Ritz-Carlton. Et c’est ainsi qu’Andrew, s’est retrouvé à la tête d’un projet de rénovation grandiose de 200 millions. Cette métamorphose a pris plus de temps que prévu, «mais nous voulions que l’hôtel soit à la hauteur de sa réputation, de son histoire et de sa marque», souligne le fier directeur général. «Notre plus grand défi maintenant, c’est de répondre aux besoins d’une clientèle qui s’attend au summum du luxe et avant même qu’elle n’exprime ses besoins. Et même si les usages semblent plus démocratiques qu’il y a 100 ans, nous devons arriver à maintenir un niveau de formalité qui, quoique fluide, correspond au prestige de notre établissement.» D’aucuns pourraient s’attendre à ce que le directeur général d’une telle institution soit guindé, un brin snob et qu’il conserve une distance révérencieuse avec ses presque 300 employés. Nenni. Sans doute à cause de son expérience dans les postes plus modestes, mais aussi en raison de son éducation et de son caractère, notre homme brille par son humilité et sa délicatesse, n’hésite pas à répondre lui-même aux clients et s’intéresse sincèrement aux gens et à son personnel.

Plus d’un tour dans son sac

En fait, pour Andrew Torriani, l’effectif du Ritz-Carlton est une grande équipe qui le soutient et dont il est l’entraîneur qui n’hésite pas à sauter sur la glace et qui sait passer la rondelle lorsqu’il le faut.

Andrew Torriani vous dira que cette conception du rôle de leader et de guide correspond à l’esprit managérial du Ritz. Mais l’analogie n’est pas innocente. Car non seulement Andrew Torriani a adopté le Québec, mais aussi son sport national. Grâce à son père qui était un joueur professionnel à Davos en Suisse et à ses études à McGill d’autre part, il est devenu au fil du temps un vrai maniaque de hockey. Il joue au moins une fois par semaine et il assiste à des matchs des Canadiens quelques fois par année. Il écoute religieusement ceux-ci à la télé avec ses deux filles et son garçon. Il lui arrive même par période, et lorsque son travail lui en donne le temps, d’entraîner une équipe de jeunes joueurs dont fait partie son fils. Son expérience d’entraîneur lui est précieuse ; il affirme en effet qu’il applique très souvent les leçons et les stratégies apprises derrière le banc à son travail de gestionnaire. Et puis, quel exutoire parfait pour quelqu’un d’aussi compétitif.

il applique très souvent les leçons et les stratégies apprises derrière le banc à son travail de gestionnaire

m10-passion-avant-reouverture-du-ritz-carltonAndrew Torriani avec ses employés avant la réouverture de l’hôtel

m10-passion-reouverture-du-ritz-carltonAndrew Torriani et Alexandre Bilodeau lors de la réouverture de l’hôtel

m10-passion-ouverture-de-maison-boulud2Michel Therrien et Andrew Torriani à l’ouverture de Maison Boulud

m10-passion-ouverture-de-maison-bouludGuy Carbonneau et Andrew Torriani à l’ouverture de Maison Boulud

m10-passion-filet-de-poissonAndrew Torriani avec un agent de voyage STARS apprend à couper un poisson

m10-passion-hockeyAndew Torriani, l’entraîneur, et son équipe Junior Lions en 2010

m10-passion-grandprixdemontrealAndrew Torriani avec ses enfants près d’une Bugatti garée devant l’hôtel dans le cadre du Grand Prix de Montréal

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