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Richard Petit, L’idéaliste

N’en cherchez pas d’autres, il n’en existe pas. Sur ma liste des plus grands connaisseurs de l’automobile au Québec, l’idéaliste Richard Petit, fondateur de Kébecson, vient en toute première place.

Ce bonhomme, que j’ai le privilège d’appeler mon ami, ne cessera de m’étonner et d’ébahir tout le monde autour de lui. Il achète des voitures comme moi des chemises, laissant parler une passion indescriptible pour les belles autos, qu’elles soient neuves ou anciennes.

Il prend plaisir à admirer les lignes épurées d’une Ferrari Daytona, le look menaçant d’une Ford GT aux couleurs de l’écurie John Wyer, les ailes avant proéminentes d’une Ferrari Dino, ou le simple côté espiègle d’une Fiat 500 et d’une Citroën 2 ch.

Pas surprenant qu’il ait réservé un coin particulier dans son garage pour ce qu’il appelle «les voitures qui font sourire». «Les gens réservent toujours un accueil sympathique à des autos qui leur rappellent leur jeunesse.» Richard fait ici allusion aux deux derniers modèles précités et à d’autres voitures minimalistes, comme l’omniprésente Volkswagen Coccinelle dont il possède un modèle décapotable, acheté au moment de la naissance de sa fille, et qu’il ressort chaque année à l’anniversaire de cette dernière. Ce n’est jamais le prix qui détermine son niveau de plaisir, et il nourrit la même passion pour sa microfourgonnette Fiat Multipla que pour une exotique de grande lignée. Ces véhicules d’un autre âge sont d’autant plus appréciables qu’ils sont dans un état presque neuf. C’est le cas de cette Isetta allemande avec sa portière s’ouvrant vers l’avant et qui fut commercialisée à l’époque par BMW, bien que conçue par une compagnie italienne de réfrigérateurs!

J’allais oublier que sa collection comprend aussi des répliques en format réduit d’une Porsche Spyder, identique à celle dans laquelle James Dean a perdu la vie, et une Jaguar XK-E. Ces deux voitures roulent, sonnent et klaxonnent comme des vraies à l’aide de leur petit moteur électrique. Richard Petit ne vit pas que dans le passé et sa passion pour l’automobile, jumelée à sa préoccupation pour l’environnement, l’ont amené à adhérer à la voiture électrique, en l’occurrence une Tesla Model S.

Richard n’est pas de ceux qui veulent faire de l’esbroufe au volant. Pour ses déplacements de tous les jours, on peut le voir dans sa Tesla quand ce n’est pas dans une Volkswagen GTI. Ses voitures de collection meublent ses week-ends et on peut l’apercevoir très tôt les dimanches matin savourer l’une ou l’autre de ces «soupapes d’échappement» comme il le dit si bien. «Éclectique la fin de semaine et électrique la semaine», d’ajouter notre homme, qui aurait pu être humoriste tellement le rire occupe une place de choix dans sa vie.

Aux dires de Richard, «il y a des gens qui investissent dans des tableaux ou autres oeuvres d’art. Moi j’aime les oeuvres d’art que je peux conduire et écouter». Cet homme unique est également d’une générosité remarquable et il tient à faire partager son plaisir, sa passion. Il y a quelques années, il a organisé une fête d’enfants au profit de l’école Marie-Clarac et, l’été dernier, il a été le seul participant de Montréal lors de la Virée voitures de rêve au profit de l’hôpital Saint-François d’Assise de Québec. Mentionnons enfin que Richard et son ami Michel Ostiguy de la firme DentsuBos ont récemment fait l’acquisition d’une superbe voiture de collection dans laquelle on peut faire un tour en échange d’un don de 500 $ à l’organisme «Le Phare». En deux semaines seulement, plus de 13 500 $ ont été amassés. Richard Petit est certes un idéaliste, mais il est aussi un homme de goût au grand coeur et, à n’en pas douter, une personne d’exception.

  Il y a des gens qui investissent dans des tableaux ou autres oeuvres d’art. moi j’aime les oeuvres d’art que je peux conduire et écouter.

Par: Jacques Duval
photo: yves lefebvre

Roche Bobois