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Ironman, Le phénomène

«Tout défi est une expérience émotionnelle complète. L’esprit participe au même titre que le corps», selon George Mallory, premier homme à gravir le mont Everest.

L’engouement actuel pour les épreuves de type Ironman frise la folie et c’est grâce à sa popularité que le triathlon classique est devenu une discipline olympique aux Jeux de Sydney en 2000. L’esprit et le corps sont effectivement sollicités puisqu’un Ironman signifie 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42 km de course à pied. Le tout en continu. À achever en moins de 17 heures. Le plus connu de tous a lieu chaque année à Hawaï. C’est là d’ailleurs que tout a commencé, en 1978, quand un commandant de l’US Navy, John Collins, a réagi à un article de la revue Sports Illustrated qui déclarait que le champion du Tour de France, Eddy Merckx, détenait les meilleures capacités pulmonaires de la planète, et qu’il était considéré le plus en forme de tous les athlètes. C’est là que Collins a eu l’idée de réunir trois sports.

Aujourd’hui, ne va pas qui veut à Hawaï. Il faut se qualifier par le biais d’un autre Ironman, ou remporter la loterie annuelle. Partout, dès que la période d’inscription de l’un de ces événements débute, on se presse. Ce qui est survenu lorsque Mont-Tremblant a obtenu la présentation du premier triathlon du genre en sol canadien. Les 2500 laissez-passer se sont envolés… à 400 $ par personne. Eh oui ! Il faut même payer pour se jeter dans la gueule du loup. « Le monde a découvert la discipline quand Julie Moss, en 1982, dominait son épreuve avant de tituber, tomber, rouler presque, victime de déshydratation sévère pour être coiffée à quelques mètres du fil d’arrivée. La fin dramatique est une pièce d’anthologie du sport », raconte Miguel Caron, ex-président du club de Saint-Lambert.

En 2014, Mont-Tremblant va accueillir rien de moins que le championnat mondial de demi-Ironman, mieux connu sous le nom de 70.3. Preuve de la réputation acquise, la jeune professionnelle de la spécialité, dotée d’un moral d’acier Magali Tisseyre s’emballe. «Ces épreuves représentent des milliers d’heures d’entraînement. C’est la soif de dépassement qui embrase les participants. On y prend part pour se prouver qu’on peut réussir ce qui semble impossible. Des hommes et des femmes, travaillant à temps plein et ayant des enfants, trouvent la volonté de s’entraîner 15-20 heures/semaine. C’est fabuleux.»

«Le triathlon n’est pas juste un loisir ou un hobby, c’et une façon de vivre : vivre en santé, vivre avec un défi et vivre la poursuite d’un accomplissement hors du commun», de dire Raymond Lévesque, un amateur de 61 ans qui a réalisé 31 Ironman 70.3 et qui se prépare pour un 13e Ironman complet à Tremblant.

IRONMAN, ironman.com

Photos: le photo shoppe, Pierre Goyette et Jacques Cloutier

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Henri Vezina