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L’audacieuse aventure des skis Raccoon

«Ce qui m’emballe, c’est de partir à zéro avec un arbre, le tronçonner, le laminer, le peaufiner et l’amener au résultat souhaité.»

« La vie est une aventure audacieuse, ou elle n’est rien », a déclaré un jour Helen Keller, l’une des grandes femmes de l’histoire américaine. De toute évidence, ce n’est pas Sébastien Moquin qui irait aujourd’hui la contredire. Copropriétaire de Cycles Régis à Outremont (et ancien coureur cycliste), Moquin et trois associés, dont l’humoriste Martin Matte, se sont lancés dans un nouveau périple il y a quatre ans en développant des skis québécois, 100 % érable et faits à la main à Bromont.

Le tout a commencé par un coup de fil de son ami d’enfance Jonathan Bourgeois, vice-président du Groupe Fabritec, qui venait d’avoir l’idée de concevoir des skis au Québec, ce qui est très rare. Le projet a fait boule de neige : Sébastien en a parlé à l’un de ses actionnaires au magasin de vélo, puis ils ont ensemble sollicité les conseils d’un bon contact de la prestigieuse agence DentsuBos, laquelle collaborait déjà avec Martin Matte. Grâce à la force du réseautage, le tour était joué ! C’est encore le réseautage qui a permis à Raccoon d’obtenir des affiches d’Astral Média en bordure du pont Champlain et de l’autoroute des Laurentides. Retentissant départ !

« Nous avons actuellement une super visibilité à la télé grâce à la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui nous cite en exemple pour promouvoir l’entrepreneuriat. La Presse nous a aussi accordé une vitrine exceptionnelle, de même que plusieurs autres médias. » La présence dans le groupe d’actionnaires d’une célébrité y est évidemment pour quelque chose. « J’ai découvert un bonhomme charmant et passionné, note l’ancien coureur cycliste. Martin n’est pas seulement un adepte de ski, il est aguerri, fort techniquement et très critique. On l’a vu dès les premiers essais sur neige. » Martin Matte s’est de son côté aperçu que ses trois compères ne s’étaient pas embarqués dans l’aventure sur un coup de tête. « J’ai été un athlète. Je suis déterminé et ambitieux, précise Moquin. Je n’allais sûrement pas laisser un boulot en génie mécanique pour faire de la figuration. » Ce qui le motive aussi, c’est que la plupart de ses amis lui ont dit que le projet était farfelu et voué à l’échec. « On va leur démontrer le contraire. »

« Le design graphique de nos skis, ajoute Moquin avec fierté, c’est ce qui séduit ceux qui achètent nos produits. Au début, j’avoue, le branding était plus fort que le produit. Il fallait faire du bruit et ça a marché. Quelques années plus tard, je vous assure que nous livrons des skis de qualité. Ce n’est pas ma première expérience en affaires, et ce qui m’emballe dans ce cas-ci, c’est de partir à zéro avec un arbre, le tronçonner, le laminer, le peaufiner et l’amener au résultat souhaité. Ce n’est pas recevoir une boîte de la Chine et la déballer. »

Et le nom, Racoon ? « Quand nous étions enfants, nous portions nos lunettes de ski même dans les remontées mécaniques en nous appliquant de la neige dans le visage pour accélérer notre bronzage. Il fallait revenir à l’école le lundi avec un look de raton laveur… »

L’audacieuse aventure des skis Raccoon – e-mag

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