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Passion saumon

C’est une histoire de pêche qui se bonifie d’année en année : celle de trois amis qui ont comme passion commune de capturer le saumon de l’Atlantique…

Grande amatrice de plein air, la photographe Nathalie Mongeau a reçu pour ses 30 ans un attirail complet de pêche à la mouche. Depuis que des amis lui ont appris à « moucher », elle pratique son lancer en ville… dans les parcs ! Pêcheuse passionnée, elle initiera ses amis Guy Gervais et Henri Atlas, respectivement président fondateur de Céragrès et chirurgien. Tous trois pilotes d’avion, ils se rejoignent en Gaspésie autour des rivières York, Bonaventure ou la Grande Cascapédia, des lieux de prédilection pour pêcher le saumon. Guy Gervais déclare sans ambages que sur sa liste de souhaits, il est écrit : « Devenir un très bon joueur de tennis et un très bon moucheur. » La technique de la pêche à la mouche s’affine sans cesse. Ce travail de précision – car c’en est un – exige patience et constance, des qualités récompensées par l’adrénaline générée lorsque mord le saumon. Henri Atlas précise : « C’est tout un combat. Il faut parfois jusqu’à une heure pour amener à soi une grosse prise. »

Tous prolixes sur le sujet, ils cherchent leurs mots quand il s’agit de trouver les qualificatifs pour décrire l’expérience en elle-même, plus grande que nature. Rien de surprenant à cela, puisque le Québec peut s’enorgueillir d’être la destination la plus prisée par les amateurs de pêche au saumon, qui viennent de partout au monde pour profiter de rivières cristallines et de fosses recherchées. Tous renouvellent leur précieux permis de pêche d’une année à l’autre, la saison s’étalant de la fin mai à la fin septembre. Pour sa part, le trio s’y rend en juin. Guy Gervais mentionne : « On mouche huit heures par jour pendant trois jours; c’est intense ! » Nathalie Mongeau ajoute : « I l faut être entêté, déterminé. Je n’ai pas de patience dans la vie, sauf pour la pêche au saumon ! » Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les journées ne finissent pas autour d’un saumon apprêté sur place. Depuis une douzaine d’années, l’éthique exige la graciation, soit la remise à l’eau; conséquence d’une dramatique diminution des ressources.

Qu’importe ! Comme le dit Henri Atlas : « Le plaisir, c’est de le piquer, de le combattre et de le prendre en photo. » Nathalie et lui n’hésitent pas à s’adonner à 40 ou 50 jours de pêche annuelle. « Depuis 10 ans, je vais en Patagonie l’hiver. J’ai doublé ma saison de pêche ! » se réjouit-elle. S’ils sont parfois envieux des prises de leurs coéquipiers – le saumon de 44 livres d’Henri est entré dans la légende, en tout cas celle de leur petit groupe –, ils ne se livrent pas une compétition, si ce n’est avec soi-même. Philippe, le fils de Guy Gervais, aura 20 ans le 1er septembre. Son père attendait cet anniversaire pour l’initier à la pêche à la mouche, et a déjà réservé leur place en pourvoirie à cette date. Mordus, vous dites ?

salmonature.com

Passion saumon – e-mag

YUL