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Une vie d’exploits pour Monique Richard

Une Québécoise est récemment entrée dans l’histoire de l’alpinisme local en gravissant les sept toits de la planète, dont l’Everest et le mont Vinson en Antarctique, le tout en seulement 32 mois.

Monique Richard, âgée de 38 ans, est issue d’un milieu modeste et a vécu dans diverses familles d’accueil. Elle a connu un passé difficile et à 21 ans elle a tenté de se suicider. Mais elle rêvait de voyage, de culture et d’aventure. «Le miracle est survenu lorsqu’un jour, un ami m’apporta La Presse. Il y avait une annonce où une famille suisse cherchait de l’aide pour une année afin de s’occuper de leurs trois enfants.» L’expérience a été formidable et elle en a profité pour découvrir les paysages alpins. Coup de foudre.

De fil en aiguille, Monique Richard a pris son sac à dos et est partie en pérégrinations seule durant deux mois. «J’ai vraiment trippé. J’ai rencontré plein de gens. Quand je suis revenue, je n’avais plus de travail, puis Postes Canada m’a embauchée.»

L’exploit des derniers mois de madame Richard s’est amorcé avec l’ascension du Kilimanjaro qui est un trekking, et non de l’alpinisme. Puis, ce fut l’Elbrous, toit de l’Europe, plus haut encore que le Mont- Blanc. Et l’Antarctique, l’Everest ensuite… Ça coûte une fortune. Comment faire ? «J’ai vendu mon auto, ma moto, mon condo. Je ne le regrette pas un seul instant. Je voulais être la première Québécoise à fouler les sept sommets des sept continents mais j’ai été devancée par une dame de Québec qui avait commencé à les gravir huit ans auparavant. C’est pas grave. Je suis heureuse.»

L’Everest a été le périple le plus éprouvant. Monique Richard a eu droit à des conditions météo atroces. Elle pleurait, elle rageait. «Jusque-là dans ma nouvelle vie, explique-t-elle, j’avais tout contrôlé. Mais, à l’Everest, j’ai compris l’humilité. C’est la nature qui a le dernier mot. En fait, je n’ai pas compris tout de suite parce que j’ai fait face à une légère dépression. Faut dire que je me suis blessée aussi et que je devais mettre les freins à ma passion. Alors, j’ai fait la paix avec moi-même et je suis repartie dans l’Himalaya.» Avec succès.

L’appétit vient en mangeant, dit le proverbe. Monique Richard n’est pas au bout de sa route. Elle vise maintenant l’Ama Dablam et le terrible K2 pour 2013. «La marche est haute. Le K2 est tellement plus difficile que l’Everest. Je serais la première femme au Canada à atteindre sa cime. Ça donne un objectif. Je penserai à ceux que j’admire, comme Céline Dion et Pierre Karl Péladeau pour me motiver.»

L’histoire de Monique Richard séduit. Va droit au coeur. Des entrepreneurs et des sociétés la sollicitent. Son message va au-delà des mots. «Aux gens d’affaires, je dis : foncez, il faut réaliser vos aspirations… Nous n’avons qu’une vie à vivre.» En fait, sans le vouloir, elle reprend les paroles de Félix Leclerc : «La vie de quelques-uns sert de rêve à des millions d’autres.»

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